Presse

Rendez-vous au Sourire d'avril

Entretien avec l'auteur

(Source : Site officiel des Editions Presses de la Cité)


Jacques Béal nous raconte comment il est passé de l'écriture journalistique à l'écriture littéraire, ses motivations et sources d'inspiration pour son roman Rendez-vous au Sourire d'avril.



- Vous étiez journaliste politique et éditorialiste au Courrier picard à Amiens. Qu'est-ce qui a motivé, chez vous, ce changement d'écriture ? Passer de l'information au roman ne requiert pas les mêmes compétences rédactionnelles ?

Travailler dans un quotidien nécessite une grande réactivité par rapport à l’actualité, à l’information. Il faut la débusquer, la vérifier, puis la développer. Exposer des événements, écrire son propre commentaire sans le mélanger aux faits, qui sont sacrés. L’exercice du journalisme n’a jamais été contradictoire avec mon désir d’écrire de la fiction. Au contraire ! Cela a souvent nourri mon imaginaire. Si je prends l’exemple de mon dernier livre (Rendez-vous au Sourire d’avril), de nombreux éléments recueillis au cours de reportages sur le terrain me sont revenus des années plus tard pour donner vie à mes personnages. Décantés, passés au crible de ma mémoire, ils se sont adaptés aux besoins de mon roman. Quant au style proprement dit, dans les journaux il faut écrire court pour être lu. Il y a une exigence de concision. Je pense que cette qualité est adaptable au roman où s’ajoute une notion de rythme, de séquences avec des personnages qui ont une vie propre. Le plaisir incomparable et personnel de l’écriture ne doit pas occulter sa finalité : raconter une histoire qui bouscule, émeut, interpelle le lecteur. Le style n’est qu’un moyen. Pas une fin, même si la petite musique d’un auteur l’identifie et le rend différent des autres.


- On le sait, vous n'en êtes pas à votre premier roman. Comment avez-vous réussi à jongler entre votre travail au Courrier picard et l'écriture littéraire? Certains auteurs passent leurs matinées entières devant leur bureau à écrire, et d'autres leurs soirées, car une écriture et un roman se travaillent. Comment avez-vous fait ?

Le tout est une question d’organisation. Un roman dans sa conception ne me lâche pas. Privilégiant longtemps mon activité de journaliste, j’ai dû différer quelques projets romanesques ambitieux pour me tourner vers l’écriture de nouvelles publiées ici et là. Depuis deux ans, j’ai pris du champ avec le journalisme, ce qui me permet de me consacrer au roman, tôt le matin jusque tard le soir ! La baie de Somme où je vis me donne l’énergie nécessaire par son air vivifiant et son immensité dans laquelle j’aime marcher.


- Penchons-nous maintenant davantage sur Rendez-vous au Sourire d'avril. Vous avez toujours vécu dans la région d'Amiens. Qu'est-ce qui vous a plu autant pour écrire sur cette ville, qui, finalement, est très peu connue ? Le passage du Sourire d'avril existe vraiment à Amiens. Qu'en est-il du café ? A-t-il vraiment existé ou est-il sorti de votre imagination ?

Non. J’appartiens à une famille d’Auvergnats de Paris, de bougnats comme on dit. C’est la situation de mon père qui nous a fait venir en Picardie alors que j’étais enfant. J’ai découvert Amiens, au début des années 1970, en devenant journaliste à la télévision régionale. Je suis vite tombé sous le charme de cette ville, et notamment d’un quartier considéré comme assez marginal, Saint-Leu. J’ai passé dans ce village au cœur de la ville une dizaine d’années extraordinaires. Le Sourire d'avril a réellement existé. J'étais un de ses clients. Aujourd'hui le bistrot est démoli, mais son souvenir hante toujours le passage du Sourire d’avril.

Lu dans la presse et sur internet

"Psychologie fouillée des personnages et ancrage dans le quotidien : le pouvoir d'identification fonctionne à plein auprès du lecteur, qui goûte cette capacité à parler de la vraie vie."

Ecoles juives.fr


"En trois décennies, des années 1950 aux années 1970, Jacques Béal exhume tout un passé picard : vie et mutation d'un quartier d'Amiens très vivant (et de mauvaise réputation), Saint-Leu avec en son coeur le café "Au Sourire d'avril", déjà ouvert à l'heure où ni le laitier, ni le livreur de journaux n'était déjà passé (...) C'est aussi un vrai roman d'intrigues, de drames et de destins entrecroisés. Ca sonne le vrai d'une époque où le travail était à la fois plus présent et plus dur qu'aujourd'hui et où on ne se souçiait pas de la quantité de CO2 dégagée par la R.8. L'immersion dans l'ambiance de l'époque est réussie, qu'on veuille s'y replonger ou qu'on veuille y goûter."

e-journal.fr


"Saint-Leu devient dans ce beau livre un véritable personnage. (...) Un quartier populaire, picard à l'extrême, avec ses personnages, ses gueules, ses ambiances, ses atmosphères. Jacques Béal, grâce à une écriture efficace, vivante, très "simenonienne", raconte une histoire. Des histoires. (...) Jacques Béal, grâce à des dialogues vifs et souvent très terroirs, nous fait découvrir une série de portraits singuliers, authentiques, rugueux ou, au contraire, très nuancés. (...) On ne lâche pas ce roman charnu et très réussi."

Philippe Lacoche, Le Courrier picard


"C’est l’histoire d’un quartier d’Amiens, Saint- Leu, à la marge et pittoresque à souhait avec ses halles, sa vie très active et dynamique ! Et au cœur de ce quartier, un café, « le Sourire d’Avril » où se donne rendez-vous chaque jour une clientèle atypique et populaire… Et dans ce café, règne Louise, qui recueille les confidences des uns et des autres, amour, haine, trahisons, amitiés… Un très beau roman qui s’étale sur trois décennies, des années 50 à la fin des années 70, un petit monde picard pittoresque que l’on prend beaucoup de plaisir à découvrir !"

Les chroniques de Madoka


"Autour de Louise, gravite une clientèle bigarrée : mère de famille, "nazus", ces gamins du quartier Saint-Leu, l'instituteur et ses "cabotans", les cartonneux et les hortillons... Tous ce côtoient dans cet univers haut en couleurs. Avec une plume presque ethnographique, Jacques Béal ressuscite cet univers, ajoutant une pointe de suspense à la trame. Les amoureux de la Picardie auront à coeur de découvrir ce roman."

L'Union


"Voici un roman fort touchant, le portrait d'une femme de caractère, volontaire ! Louise, avec l'ouverture de son café, se retrouve petit à petit au coeur des confidences des uns et des autres, tissu d'intrigues, d'amours et d'amitié ! (...) A découvrir !"

Laurent Cheppe, RTBF Bruxelles


"Un roman attachant qui met en scène, avec une nostalgie tendre et vivace, trois décennies, des années cinquante à la fin des années soixante-dix, d'un petit monde picard qui n'est plus."

Le Populaire du Centre


"A travers la destinée de cette limonadière au caractère déterminé, le romancier nous fait traverser trois décennies. Son roman-fleuve nous plonge dans des ambiances à la Henri-Georges Clouzot (l'aprés-guerre et ses corbeaux) et à la Alphonse Boudard (maisons de passe et protecteurs gominés), Jacques Béal recrée également la "fureur de vivre" et la dolce vita des années 60, vespas, jupes mini à l'appui. Le romancier met aussi en scène quelques personnages hauts en couleur : inspecteur de police entre deux rives, éthéromane... Une grande et belle fresque balzacienne, béalienne dirons-nous plutôt."

Agir en Picardie


"Au fil de ce roman à l'accent gouailleur et à l'atmosphère pittoresque, Jacques Béal nous fait vivre le quotidien de toute une population de "petites gens", ceux dont on ne parle jamais et qui, pourtant, écrivent l'Histoire. Avec un indéniable talent de narrateur, l'auteur nous met en présence d'hommes et de femmes, travailleurs sur les marchés ou derrière un bureau, dont souvent le seul petit plaisir réside dans ce fameux rendez-vous au café pour une pause bien méritée à apprécier un petit verre de rouge avec les collègues avant de retrouver l'ambiance familiale ou la dure réalité d'un univers professionnel sans pitié. (...) C'est à la rencontre de toute une population dans un quartier dit défavorisé que Jacques Béal nous invite pour ce "Rendez-vous au Sourire d'avril".

Le Dauphiné libéré


"Une délicieuse tranche de vie picarde."

Le Démocrate de l'Aisne


"Trente ans de la vie d'un quartier populaire et très vivant à travers son café... Entre 1950 et 1970, la France a changé, le quotidien pittoresque de ce quartier, de ce café et de ceux qui le fréquentent nous permet de le mesurer, pas à pas. C'est pourtant un roman que l'auteur nous livre. Un roman attachant."

Le Villefranchois


Les Ailes noires


" Voici le roman vrai d'une pionnière de l'aviation. Le journaliste et écrivain Jacques Béal nous raconte l'incroyable épopée de Bessie Coleman, la première aviatrice afro-américaine de l'histoire qui fut formée en France. (...) L'auteur dresse le portrait émouvant d'une héroïne qui découvre en France la liberté, sans les lois raciales qui sévissent aux Etats-Unis. Bessie Coleman s'adapte à merveille à la vie en Picardie, tout en décrochant son brevet de pilote. De retour en Amérique, elle participa à de nombreux meetings de voltige, dans l'espoir de fonder une école d'aviation. "

Blaise de Chabalier, Le Figaro


" En 2009, Jacques Béal avait déjà écrit et publié une biographie "Bessie Coleman, l'Ange noir" (Editions Michalon), dont j'avais rédigé la recension avec un grand plaisir. (...) Cet ouvrage s'avère être un complément de "Bessie Coleman, l'Ange noir". L'auteur s'est attardé principalement sur la tranche de vie de Bessie Coleman lors de son bref séjour en France. Le lecteur découvre au fil des pages des paysages somptueusement décrits, la mentalité des Crotellois où la population de marins et celle des aviateurs se côtoient dans une rivalité amicale, apprend au passage quelques mots de patois du cru. On sent que Jacques Béal est un habitué des lieux et qu'il aime ce terroir. (...) Certes, cet ouvrage est romancé, mais il vaut largement le détour, ne serait-ce que pour voir vivre cette école, découvrir cette magnifique région et vivre au sein du petit village côtier des années vingt qui abritait la maison Caudron. "

Corinne Micelli, L'@erobibliothèque


" Un portrait formidable de Bessie Coleman, première aviatrice de race noire (...) Un très beau récit de Jacques Béal. Il nous apprend le vécu de cette jeune femme, ses envies, ses ambitions et l'attrait qu'elle exerçait sur les hommes. Vie sentimentale, professionnelle, amitiés, elle sut trouver un juste équilibre dans toutes ses passions. Faites comme moi, prenez le temps de la connaître, elle vous laissera un souvenir impérissable, après vous l'aimerez comme beaucoup l'ont fait ! "

Une lecture émouvante, je vous la recommande !

Les Chroniques de Madoka


" Très documenté, ce livre est surtout le roman vrai d'une pionnière, d'une libératrice de la condition des Noires et des femmes du vingtième siècle. "

L'Echo du Pas-de-Calais


" La présence de cette belle jeune femme noire ne manque pas de susciter des regards appuyés, curieux, mais jamais hostiles. Les couleurs de la Manche, le patois, la gastronomie locale, Jacques Béal nous conte avec force détails cette Picardie qui l'adopte. La jeune femme y est amoureuse, heureuse, même si le soda et le charleston lui manquent. "

Christelle Gérand, France-Amérique


" D'une plume ciselée et bien documentée, Jacques Béal retrace l'épopée aéronautique et métisse avec bonheur les émeutes meurtrières de Chicago aux sables mouvants de la baie de Somme, en dressant le portrait d'une femme déterminée qui donnera sa vie pour l'égalité des droits aux Etats-Unis. "

e-journal.fr


" J'ai énormément apprécié ce roman inspiré de la vie de Bessie Coleman, première aviatrice afro-américaine et pionnière de l'égalité des droits aux Etats-Unis. On y croise de nombreux personnages, les uns ayant existé, les autres imaginaires ou encore inspirés de personnes réelles comme Hortense Delme, tous intéressants et bien construits. C'est aussi le portrait de deux régions du monde bien différentes : le village du Crotoy et ses environs, où Bessie séjourne, et l'Amérique à la fois fascinante par sa modernité et effroyable par sa violence et son refus de la diversité, une Amérique qu'on découvre à travers les souvenirs de Bessie. "

Le blog de Schlabaya


" Jacques Béal, journaliste et écrivain picard, signe là un premier roman. L'histoire de cette belle ambitieuse lui revient en se promenant sur la plage du Crotoy. A travers son personnage, c'est une ode à la baie de Somme, aux Picards, à toute une époque que nous découvrons dans les yeux de Bessie, l'Ange noir. "

Le Journal des Amiénois


" Une belle leçon de vie qui tisse à travers une histoire "soft" les dédales d'un destin bien dessiné mais qui finit malheureusement sur un coup du sort. "

Rue des Livres


" Les Ailes noires sont une ode aux pionnières de l'aviation, femmes libérées des années 1920. (...) Les Ailes noires est un aussi un roman dédié au peuple marin de la baie de Somme et Jacques Béal n'a pas son pareil pour en faire revivre les us et coutumes..."

Agir en Picardie


"Détermination, volonté, bravoure sont les facteurs de cette réussite simplement racontée par un auteur qui a su replacer les personnages dans ce cadre exceptionnel, ne négligeant pas l'atmosphère de ce lieu de pêche, ses coutumes et dont la vie est rythmée par les marées... et la migration des oiseaux. Tout est dit dans un langage simple qui ne manquera pas d'intéresser un large public, y compris un lectorat jeune, qui y trouvera aussi un petit historique de ces grandes heures de l'aviation ainsi qu'une leçon sur la manière de maîtriser son destin par une ténacité et une opiniâtreté bien aiguisées. Une histoire saine - une fois n'est pas coutume - sans fard sur les comportements, décrivant des êtres aux prises avec de vraies difficultés et se prenant en main pour s'en sortir. Une belle leçon de courage mais aussi de clairvoyance."

Agence littéraire